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A Madame Amy Nicolet l'incomparable interprète

" sans qui mes vers ne seraient que ce qu'ils sont "

avec toute mon affection.

Ida Faubert

 

Au profond de l'allée

Les quénépiers en fleurs

Répandent une odeur

Légère et vanillée                                               

 

Un essaim bourdonnant

D'abeilles matinales

S'en vient dans le jour pâle,

Joyeux et frissonnant

 

Chercher dans les corolles

Un précieux butin.

Et dans le clair matin

Les papillons s'envolent.

 

Un rayon de soleil

Baise au front une rose,

Qui se trouble, et qui n'ose

Regretter son sommeil.

 

Un parfum se respire

Sous les grands platanes,

Un parfum printanier

De chose en délire.

 

Et je m'emplis les bras

De fleurs à peine écloses,

De jasmins et de roses,

De lis et de lilas,

 

Et j'écoute, charmée,

Le murmure des eaux

Et tous les chants d'oiseaux

Repars dans la ramée.

 

Les cieux sont éclatants

Car le soleil s'enflamme,

Et je sens dans mon âme

Chanter tout ce Printemps !

Ida Faubert

Le soir est lumineux ; le soir est tendre et beau.

Le soleil s'est éteint ; la lune est sur les roses,

Une langueur pénètre au cœur même des choses...

Et les grands palmiers noirs rêvent au bord de l'eau.

 

Les jasmins ont mêlé leurs branches étoilées

Aux lianes en fleurs. L'haleine de l'été

Caresse les fruits lourds. La grave volupté

Laisse traîner son voile au détour des allées.

 

Là-bas, sur le chemin, pas un chant, pas un bruit.

Rien ne trouble la paix d'un bonheur qu'on écoute...

Viens sentir les parfums sur le bord de la route,

Et respirer mon âme éparse dans la nuit.

 

Ida Faubert

 

 

J'ai le regret des jours que j'ai vécus sans toi,

Sans te voir, sans t'aimer, sans te connaître même,

Mais je te réservais, comme un trésor suprême,

Le don de tout l'amour que je portais en moi.

 

Alors ne songeons plus aux heures envolées,

Où j'ai laissé mon cœur s'attendrir et pleurer ;

Sans doute j'attendais le temps de t'adorer

Avec toute l'ardeur des âmes désolées.

 

Et voici qu'est venu l'instant délicieux

Où je me sens t'aimer, et mon cœur s'émerveille ;

De ma sombre torpeur, enfin, je me réveille,

J'ai retrouvé la vie au profond de tes yeux.

 

 Ida Faubert

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